L’association CARCO organise une journée essais libres sur le circuit de Dijon Prenois (21).
Cet ancien circuit de Formule 1 (dernier Grand Prix de Formule 1 en 1984 gagné par Niki Lauda) va mettre à rude épreuve nos Alpine surtout la mienne, une simple A310 V6 avec seulement 4 vitesses.
La longueur totale du Circuit est de 3801 m, tracé non modifié depuis 1975 avec des dénivelés techniques dont la parabolique avec une pente de 11%.
Nous sommes partis à 2 mais uniquement avec ma voiture (une Alpine A310 V6 4 vitesses de 77), Romain ne voulait pas sortir sa Dauphine sur ce circuit. Il le juge trop rapide pour sa voiture qui a des rapports courts.
Au départ de Montchanin, la météo n’était déjà pas très clémente avec nous, la pluie était soutenue dès 6H00 du matin. Nous avons fait la route jusqu’au circuit sous la pluie. J’avoue que je n’aime vraiment pas rouler dans ces conditions.
Une fois sur place, un bon paquet de voitures était déjà sur place, A110, A310, GTA, R5GTT, Clio, … mais pas de R5 Turbo et Gordini.
Nous sommes accueillis par le CARCO, distribution des horaires et de la plaque de rallye. Après briefing par un responsable du circuit, je retourne vers ma voiture pour la vider et me mettre en condition.
Au passage, je rencontre quelques personnes je connaissais, dont Olivier avec sa GTA V6 Turbo.
L’heure de ma session s’approche et je commence à regretter de tourner avec la série « Confirmé »
Le matin, première session (glissages incontrôlées):
Je peux dire que je n’étais pas fière au volant, y’en rouchait un sacré paquet. Dès le premier virage j’ai fait une belle glissage, contrôlé heureusement et « chanceusement », le ton est donné, CA GLISSE, CA GLISSE, CA GLISSE. Romain, mon passager n’est franchement pas rassuré et cherche la pédale de frein.
Deuxième session (glissages contrôlées, pas toujours):
Rebelote, cette session se passe également sous la pluie, peut-être un peu moins violement que la précédente.
C’est toujours aussi délicat, mais je commence à prendre un peu plus confiance. Toujours est-il qu’il faut conduire en douceur.
Bien que je possède qu’une V6 avec 4 vitesses, si j’accélère trop fort en sortie de virage, même en 3ème, l’arrière part immédiatement. Le freinage est beaucoup plus facile, si je freine trop fort elle part tout droit, il suffit alors de relever le pied pour reprendre le freinage.
Bon c’est sympa la pluie, ça permet de découvrir ça voiture mais ça suffit.
STOP, je ne veux plus de pluie
Pause déjeuner, la pluie s’arrête ;)
Ca donne fin et soif tout ça. C’est l’occasion d’aller se faire chambrer par les fous furieux en GTA. Nous nous sommes retrouvés autour d’une table improvisée, le coffre d’une GTA. J’ai proposé aux « étrangers » un peu de mon rouge du pays accompagné de gratons. Je finis mon repas au chaud dans la cafet.
L’après midi, troisième session, la piste commence à sécher.
C’est parti, la piste est presque sèche et je commence à me lâcher un peu. J’arrive enfin à souder un peu, mes 150 petits chevaux ne sont pas de trop. Romain, encore une fois, me rappelle à l’ordre en me répétant que je prends trop confiance !!!
Je m’en fous, je suis là pour mettre le pied dedans.
Quatrième et cinquième session, je veux des chevaux !
Maintenant la piste est sèche et ç’est vraiment rapide. Il y a même certaine portion que j’arrive à passer très rapidement comme les S des sablières.
Par contre, le gauche de la Bretelle est vraiment vache. On peut arriver dessus super vite et ça fini par une jolie figure. Je vous invite à voir la vidéo, j’en ai fait quelques une de belles.